
Disney revient en 2D ! Ouf… Même si la 3D aujourd’hui est très répandue tant par sa qualité que par le rendu, en ce qui concerne Disney, je pense qu’il ne faut pas gâcher ce qui a fait sa réputation, et un mec de Pixar l’a compris…
Ça chauffe en studio !
John Lasseter, l’ancien chef de Pixar et aujourd’hui la tête créative des studios Disney, relance le 2D !
» Il y a des sujets qui se prêtent plus à la 3D ; d’autres qui nécessitent la 2D. J’adore les deux. Et ça m’avait fait mal d’apprendre que Disney avait arrêté de produire des films d’animations 2D. Quand je suis arrivé au studio, ma première décision a été de leur dire : » vous ne pouvez pas vous couper de vos racines ! Ça n’a pas de sens. On va refaire de la 2D et on va le faire bien « . C’est ce qu’on a fait « .
Randy Haycock, Dessinateur et chef d’animation chez Disney :
» Les exécutives ont essayé de nous faire croire qu’on arrêtait la 2D parce que ça ne rapportait pas d’argent ; parce que les spectateurs ne voulaient plus que de la 3D. Mais c’est faux. Ce n’est pas le médium qui fait la qualité ou le succès d’un film, c’est l’histoire ! »
Je suis complètement d’accord, on ne peut pas réinventer Disney, d’ailleurs les « Disney » d’aujourd’hui ne sont plus des Disney, ce sont des Pixar même si les deux studios ont fusionné, la technique de l’un est de l’autre n’est pas la même. Il était temps de revenir à la bonne vieille technique des dessins animés fait à la main qui ont bercé notre enfance.
Le film
Le dessin animé est inspiré d’une histoire d’E.D. Baker, la princesse grenouille. Un roi fait lancer des flèches à l’aveuglette par ses fils qui devront épouser la femme qui aura la flèche, un jeu à la Cupidon donc. D’après l’histoire, une de ces flèches tombe dans un marais et touche une grenouille, qui deviendra la plus belle princesse.
Cependant cette histoire est différente de la version d’aujourd’hui, puisque des détails ont été changé afin d’éviter une polémique. En effet, la princesse s’appelle Tiana et non Maddy (trop proche de Mammy, patronyme péjoratif pour les afro-américains). Le film s’appelle The princess and the Frog et non The Frog Princess, car « frog » est un petit nom donné aux français quand ils sont trop « frenchy » (on apprendra des choses…
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Ce film n’est pas seulement un compte traditionnel où une princesse doit embrasser une grenouille et celui-ci devient un prince charmant, non cette histoire est ancrée dans un contexte historique puisqu’elle se déroule en Nouvelle-Orléans. Le réalisateur John Musker raconte : « John Lasseter a adoré l’histoire et l’idée d’utiliser comme décor La Nouvelle-Orléans avec toute sa richesse culturelle, historique et visuelle, et les idées magiques que cette grande ville nous permettait de développer. Nous avons pensé que la grande époque du jazz ajoutait un élément de nostalgie et de musicalité, et nous voulions vraiment nous amuser avec les archétypes des contes de fées. La Princesse et la grenouille est aussi unique en ce sens qu’il s’agit du premier conte de fées américain de Disney. Ce conte se déroule à une époque qui a vraiment existé, dans une vraie ville. Ce fut très amusant ; cela nous a permis d’aller voir sur place pour faire nos recherches. Vous retrouverez dans le film beaucoup d’endroits que vous pouvez visiter si le cœur vous en dit.«

Le contenu
Lorelay Bove, l’un des artistes ayant travaillé sur le film, raconte : « Il fallait trouver un équilibre entre le réalisme des lieux et les exigences de l’histoire. Pour les couleurs du bayou, j’ai étudié des photos et j’ai fait des recherches sur Internet. J’ai déterminé ce qui était attirant dans les photos, et quelles couleurs se mariaient le mieux. Puis j’ai étudié les plantes qui poussent dans le bayou, et j’ai regroupé tous ces éléments, en fonction de la scène – s’il s’agit d’un moment triste par exemple, ce sera plus monochromatique et tendra vers le gris.«
Quant à Sunny Apinchapong, responsable des décors et des fonds, il ajoute : « Même si de nos jours, on utilise des logiciels pour mettre les images en couleur, nous ne voulions pas que les couleurs aient l’air trop » numériques « . Nous nous sommes assurés que le rendu ait l’air d’avoir été peint à la main, même si nous n’avons utilisé ni pinceaux ni peinture.«
Pour ce qui est des voix françaises, ce n’est autre que Liane Foly ( voix de Mama Odie), Anthony Kavanagh (voix de Ray, la luciole déjantée) et China Moses (voix de Tiana).

source : Allociné

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